L’année 2016 a débuté avec le troisième épisode des Afterworks OPENMIND KFE qui se déclinent le long de la thématique « Et si on réinventait l’entreprise ? » Lundi 11 janvier, une quarantaine de participants ont cherché à créer des ponts entre l’école et l’entreprise. Animée par notre partenaire Formapart, cette soirée de co-design a initié des échanges constructifs qui ont soulevé de nombreuses questions.

 

Les personnes présentes ont partagé ce qui les avait motivé à participer.

Certains ont insisté sur l’évolution du monde de l’éducation: les enseignants sont de plus en plus ouverts au pluridisciplinaire, il y a une évolution positive vers le monde de l’entreprise

D’autres pensent qu’il y a du mouvement,  que cela bouge. La thématique représente un champs des possibles assez large en termes d’opportunités tant côté entreprises que éducation. Tout en précisant que cela part plus du terrain, d’initiatives individuelles plus que des structures elles-mêmes. Et qu’il  n’y a pas encore de vrai mouvement de fond.

Puis les facilitateurs de Formapart ont récolté les convictions et les témoignages de l’assemblée. 

– Si les jeunes avaient plus envie d’aller vers le monde de l’entreprise il y aurait moins de chômage.

– Ce ne sont plus les savants qui enseignent aux plus jeunes. Les connaissances sont davantage valorisées (système de classe inversée par exemple). Opportunité politique de donner plus de place aux jeunes.

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– Il faut que le monde de l’éducation ait plus conscience de ce qui se passe en entreprise, cela bouge tant start-up que grands groupes. jusqu’où l’école a connaissance de ce qui se passe, de quel métier pour demain ? Des interrogations sur ce qui se passe dans l’éducation nationale : jusqu’où les enseignants se questionnent-ils ?
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– S’il y avait plus de ponts, on formerait les jeunes au plaisir, à découvrir leurs motivation, leurs ingrédients pour s’épanouir. Il faut redonner du plaisir et faire comprendre qu’on peut s’éclater au boulot. La formation c’est apprendre à inventer son métier, se rencontrer avec soi-même, c’est adopter une posture pour se connaitre soi et pouvoir s’épanouir le jour où je n’ai pas de cadre.
– Quelle éducation pour nourrir l’entreprise et quelle entreprise pour quelle éducation ?
– Historiquement, l’entreprise a toujours été le lieu d’apprentissage d’un métier (artisanat). L’éducation n’aurait-elle pas intérêt à se servir de méthodes de l’entreprise ?

– Plus de 150 000 jeunes qui sortent sans formation du système par an : ici il y un intérêt commun, voire vital.  C’est un sujet majeur où Education et Entreprise ont intérêt à collaborer.

– Expériences formidables : les écoles de la seconde chance où d’autres méthodes sont employées.

– La création de ponts  ne doit pas se faire dans un seul sens. L’éducation peut aussi apporter à l’entreprise, aider à changer la manière de penser des collaborateurs.

– On constate une véritable méconnaissance de l’entreprise chez les jeunes diplômés : « ils cherchent un emploi sans savoir où on va aller… même pour les archi diplômés que des personnes ayant de l’expérience. A quand un guide « l’entreprise mode d’emploi » pour expliquer qui fait quoi et réussir toutes les vues parcellaires de l’entreprise ?
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– L’esprit d’entreprise peut s’implanter aussi dans l’éducation : « on est des faiseurs ».
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– Cette question souligne l’importance de mélanger les écosystèmes : parents, enseignants, collaborateurs.. comme ce que nous faisons ce soir pour ouvrir les perspectives.
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– c’est une révolution dont on aperçoit les prémisses : l’éducation sert aussi aussi pour apprendre à être citoyen. Apprendre une manière de vivre ensemble. C’est ce que doit être l’éducation au sens large.
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Le troisième temps a été dédié aux solutions que chacun souhaiterait voir émerger.
Quelques exemples…
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Les mots de la fin sont aussi emprunts de nombreux questionnements : 
– Ne pas trop stigmatiser le monde de l’éducation nationale.
– Sortir du circuit sans être formé : chance ou malchance ?
– Les ponts sont une opportunité pour les entreprises de mieux comprendre les attentes des jeunes.
– Parmi les « best practices » proposées : des entreprises qui accueilleraient des jeunes, mais aussi des profs (comme Renault).
– En ce qui concerne la formation des enseignants, leur faire faire une parenthèse ailleurs. Plus personne aujourd’hui n’est 40 ans à un même poste, ce n’est plus réaliste: des bulles d’air sont nécessaires.
– Dans les PME/TPE,  les apprentis sont souvent à l’origine de l’innovation.

Un grand chantier en perspective à retrouver dans notre futur livre blanc qui récapitulera l’ensemble des cogitations collectives de l’année !

Xavier Ginoux

PDG d’OPENMIND KFE

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