Qui est l’intrapreneur ?

Le cinquième afterwork OPENMIND KFE de la saison s’est déroulé le  7 mars dernier, autour du thème : « Et si l’entreprise proposait d’intraprendre… ». A cette occasion, Innovaders, spécialiste des démarches collaboratives en entreprise, nous a entrainés dans une découverte de l’intrapreneur. Qui est ce collaborateur qui porte et prend des initiatives au sein même des entreprises ?

 

Pour vous, l’intrapreneur est plutôt Gaston Lagaffe, Abbé Pierre ou Marie Curie ?

Voici quelques caractéristiques, identifiées lors de l’afterwork, de différents profils d’intrapreneurs :

L’intrapreneur Gaston Lagaffe : Il est à l’intérieur d’une structure très organisée mais ses actions seront différentes du système autoritaire dans lequel il est. Il crée, il ose, essaye, expérimente, il est optimiste et cherche des solutions.

L’intrapreneur Jane Bedale : Une personne engagée, qui incarne la passion et la conviction, jusqu’au-boutiste, bienveillante, décalée. Elle prend des risques, a une forte adaptabilité et une capacité à entrer en communication avec des gens très éloignés de son environnement.

L’intrapreneur Spiderman : Son agilité et sa capacité à tisser des liens avec les gens et à se faufiler entre les silos sont ses atouts. Il détient des super pouvoirs, c’est un apporteur de solutions. Il cherche à faire le bien autour de lui, il est résistant. Derrière le super héros il y a un homme modeste et doté d’humour.

L’intrapreneur Davy Crokett : Un explorateur qui sait prendre des risques, qui aime l’inconnu. Il trace un chemin. Il a des convictions. Il sait être débrouillard, agile, tout en étant confiant sur ses capacités. Il sait s’adapter dans des conditions difficiles et des milieux hostiles. Il est autosuffisant, donne sa vie pour les autres et est conscient des risques.

L’intrapreneur Alain Passard : Comme le plus jeune chef « 2 étoiles » de France, il est avant-gardiste (Alain Passard est l’un des premiers à s’être tourné vers le bio et le végétarien). Il est audacieux, créatif et original. Il sait embarquer les jeunes qu’il forme, transmettre et partager ses convictions. Il est disruptif.

L’intrapreneur l’Abbé Pierre : Avec sa force de conviction, il bâtit des choses. Il a un vrai projet et met l’aventure humaine au centre. Pugnace, il ne lâche pas, il sait embarquer. Il repense les modèles économiques et sait proposer des solutions concrètes.

L’intrapreneur Marie Curie : il a une remarquable capacité à faire face à l’adversité. Comme elle, il sait se battre et mener à bien son projet. Il sait faire bouger les lignes dans un milieu compliqué. Son travail est nourri d’une part d’inconscience et d’une faculté à réagir positivement face à un échec.

 

Derrière les choix de tous ces personnages, des caractéristiques fortes se sont dégagées. L’intrapreneur est passionné, audacieux, volontaire, déterminé, pugnace, bienveillant, innovant, optimiste. Il a soif de liberté, une bonne capacité à tisser des liens et apprécie l’aventure collective. C’est un entrepreneur au cœur de l’entreprise et un acteur du changement. Il sait transformer une idée en une activité rentable.

Alors…

 

Comment devient-on intrapreneur ?

Pour les participants, le hasard et la nécessité sont souvent à l’origine du parcours de l’intrapreneur. Sa démarche s’inscrit généralement en réaction vis-à-vis d’un système qui ne le satisfait plus, mais elle nécessite néanmoins un environnement favorable, lui donnant la capacité d’agir différemment. Si le système est bloqué, l’intrapreneuriat n’est possible : l’intrapreneur se révèle ou s’en va. C’est une rencontre entre un individu, une idée et un environnement propice qui donne vie à un projet personnel porteur de sens. Évidemment, la question de son autonomie et de son statut se pose : est-ce une parenthèse dans la carrière ou un statut sur le long terme ?

 

Quel atout l’intrapreneur représente-t-il pour l’entreprise ?

L’intrapreneur concoure à la réinvention de son entreprise, il va contre son inertie, avec l’énergie à déployer que cela suppose : il décloisonne, ouvre des espaces de créativité et insuffle une dynamique en interne. Depuis quelques années, les structures favorisent le mode start-up et ouvrent une fenêtre de tir pour leurs collaborateurs intrapreneurs. Car c’est aussi une façon aussi de retenir les talents et de développer l’engagement.

 

L’intrapreneur doit savoir se doter d’un entourage innovant, du soutien d’un mentor et s’armer face aux différents tueurs d’idées et obstacles qui parsèment son parcours afin d’atteindre la réussite : l’aboutissement de son projet.

 

 

Quelques images des récits d’intrapreneur le 7 mars :

photo 1 OMkfe Innovaders intrapreneuriat copie

photo 2 OMkfe Innovaders intrapreneuriat copie