Pendant le Printemps de l’Optimisme qui s’est tenu le 18 mars au CESE, l’Openmind Kfé et ses partenaires Whysens, In Principo et Affaires d’optimisme ont associé leurs savoir-faire pour créer un Générateur de futurs optimistes.

 

Petit rappel :

Le Printemps de lOptimisme est un mouvement lancé en 2013 par Thierry Saussez, qui nous invite à diriger notre regard vers ce qui fonctionne, vers ce qui est positif : les innovateurs, les traceurs, les entrepreneurs, ceux qui apportent des solutions au lieu de créer des problèmes. La journée du 18 mars a eu pout thématique “Les entreprises positivent !”

En 2016, le Printemps de l’Optimisme c’est 4300 visiteurs dont 70% de nouveaux participants.

 

Être optimiste, un état d’esprit

Résolument optimistes, les trois temps du générateur invitaient les participants à porter un autre regard, un regard capable de tenir tête au pessimiste ambiant et de se défaire d’un modèle mental structurellement pessimiste. Dans un monde déstabilisé par les conflits, les blocages, les tensions, il faut plus que jamais s’autoriser à avoir confiance en l’avenir, à redécouvrir des saveurs perdues et à en découvrir de nouvelles.

Les participants ont pu vivre un voyage individuel amplifié par des expériences collaboratives. Un atelier en trois temps pour envisager le futur comme un faiseur d’opportunités, formuler à quoi l’entreprise optimiste de demain pourrait ressembler et s’engager personnellement à faire un premier pas pour en être acteur.

L’expérience a attiré de très nombreux participants tout au long de la journée.

Apprivoiser le futur et ses projets prometteurs, se projeter dans la perspective d’organisations optimistes et vouloir apporter sa pierre à l’édifice : autant de sujets qui ont suscité des temps de questionnement et d’échanges féconds.

 

Le futur c’est maintenant

Temps 1/ Le « jeu des opportunités du futur » par In Principo 

S’approprier le futur pour en devenir acteur est le sujet du premier Atelier du Générateur de Futurs Optimistes. Et si on dépassait nos craintes du futur en osant le regarder en face, en l’imaginant. Car oui, le futur n’est pas écrit. Pour l’optimiste, le futur sera ce que nous en ferons. Alors, quel futur souhaitons-nous ?

Ce premier Atelier est une invitation à une mise en situation d’opportunité, le premier temps de la démarche dynamiques collaboratives d’In Principo. De manière ludique, les participants sont invités en binômes (qui ne se connaissent pas forcément) à construire leur futur en quelques minutes à partir d’un jeu de 23 cartes mutations, toutes très différentes : véhicules sans conducteurs, Fablab, révolution robotique, économie de l’attention, Internet des objets, permaculture, etc … L’objectif : choisir 5 cartes parmi 23 pour construire visuellement sur un écran tactile son futur souhaitable.

Premier étonnement des participants : « c’est extraordinaire tout ce qui se prépare. Je n’avais pas conscience de tout cela ». « Finalement toutes ces mutations sont déjà là, elles pourraient arriver plus vite qu’on ne le croit ». Chacun se prend au jeu d’imaginer le futur qu’il aimerait voir. Des dizaines de scénarios différents ont été formulés – preuve que le futur n’est pas écrit – jouant d’un regard singulier sur la technologie, les rapports humains, notre harmonie retrouvée avec la nature.

En se projetant sur le futur que l’on aimerait, on se donne envie d’y contribuer. Et plus encore : chacun comprend qu’il n’est pas impossible de peser sur le futur si tous ensemble nous développons des aspirations positives. La condition pour que le futur que nous aimerions advienne, est d’en devenir acteur. Un bon point pour aborder les deux ateliers suivants : comment réussir une entreprise optimiste ? Et comment développer aujourd’hui son engagement personnel pour contribuer au futur optimiste dont on est porteur.

 

Le Futur Optimiste se transmet par les relations

Temps 2/ l’entreprise optimiste du futur par WhySens

Les participants ont été invités à parcourir sept dimensions de l’entreprise comme autant de branches de l’arbre cosmique reliant différentes planètes de notre système. Celle des sept branches qui a inspiré le plus les participants a été celle des relations. Ils les imaginent souples, confiantes, co-construites, honnêtes et partagées. Les frontières des relations deviennent modulables et appartiennent à chacun d’entre nous quel que soit notre positionnement à la fois en tant que client, fournisseur, partie prenante et influenceur dans la société et les organisations.

arbre

Ces nouvelles relations invitent à questionner les organisations et les fonctionnements actuels et ouvrent les champs de l’agilité, de l’intelligence collective et de la dynamique en mode réseau. Il est ressorti des échanges la certitude que l’innovation viendra de la capacité des entreprises à aller au-delà de leurs projets traditionnels et à s’entourer d’autres acteurs que les acteurs classiques.

Cela suppose que les entreprises développent en interne des politiques RH orientée vers le dépassement de soi, la diversité des expériences, la multi-culturalité et la reconnaissance de l’individu plus que de son statut.

Une nouvelle culture d’entreprise émergerait et se distinguerait par son mode de management plus « apprenant » et plus à l’écoute des collaborateurs, mais surtout des signaux faibles de son écosystème. Chacune de nos actions créerait, au-delà de notre simple contribution au sein des organisations, des valeurs ayant des facettes multiples. L’épanouissement professionnel serait au cœur du système et non un levier de motivation.

En résonance avec la nature, les espaces de travail végétalisés deviendraient plus authentiques, écologiques et moins stériles, répondant à la fois à un besoin d’intimité et de partage. Leurs ambiances évolueraient au gré de nos activités favorisant la concentration nécessaire.

La quête de sens des participants a spontanément occulté les systèmes d’informations, pourtant indispensables au développement des entreprises, des nouveaux modes de travail et des relations. C’est d’ailleurs, Yellow, outil de facilitation digitale, édité par Sensorit, qui a permis d’alimenter l’arbre des possibles selon la méthode des scénarios développée par WhySenS. Cette solution a déclenché des émotions parfois épidermiques et très souvent positives. Créer de l’étonnement, de la curiosité et de l’enthousiasme. Les outils numériques intelligents, intuitifs et mobiles sont donc appelés à devenir des catalyseurs d’optimisme.

 

Le Futur Optimiste se dessine en étant acteur et auteur dès aujourd’hui

Temps 3/ Dessine-moi mon engagement par Affaires d’Optimisme :

Pour terminer leur parcours, les participants étaient invités à former des duos pour se raconter mutuellement une expérience professionnelle porteuse d’optimisme, puis à définir les engagements qu’ils étaient prêts à prendre pour être des activateurs d’optimisme dans leurs organisations. Ces engagements une fois nommés étaient dessinés par En Haut de L’Affiche, facilitateur graphique, pour donner vie à une fresque des engagements qui s’est épanouie au fil de la journée.

Forum de l'optimisme 2016-331 HD Forum de l'optimisme 2016-329 HD

 

A l’issue de cette journée riche en rencontres, nous avons pu mesurer le chemin parcouru par les individus depuis le premier Printemps de l’Optimisme et l’ouverture de l’OpenMind Kfé Paris-Boétie. La preuve n’est plus à faire de l’importance d’un état d’esprit optimiste, moteur de l’action et de la transformation de l’entreprise. Coachs, accompagnants, collaborateurs, les individus sont convaincus et suivent une démarche souvent personnelle et riche. Le succès de la branche « relations » du 2nde atelier témoigne de cette prise de conscience. Reste aux organisations à outiller leurs collaborateurs, répondre à leurs attentes et à les accompagner pour que la capillarité opère et permettent à l’entreprise de demain d’être véritablement optimiste. Des lieux et des temps dédiés, laboratoires du collaboratif et créateurs d’expériences, sont nécessaires pour créer les conditions d’un optimisme durable.

Sortir du cadre, le temps du Printemps de l’Optimisme ou d’une réunion à l’OpenMind Kfé est un bon début !

 

 

NB : Générateurs des futures optimistes propulsé grâce à Sharp, Sensorit et En Haut de L’Affiche