C’était à la présentation de l’étude Ipsos / Open Mind Kfé sur le collaboratif en entreprise. L’occasion de faire le point sur cette nouvelle pratique qui fait son chemin dans les entreprises françaises.

Quelle perception en ont les employés? Est-ce une pratique répandue au sein des entreprises françaises? Sans surprise l’étude révélée que le travail collaboratif est en progrès dans la majorité des entreprises; ils ne sont pas intéressés par toutes les façons.

LE TRAVAIL COLLABORATIF: PARTAGE DE COMPÉ TENCES? LEVIER DE PERFORMANCE?

Pour commencer, commenter pourrait-on définir le travail collaboratif? Le collaboratif en entreprise avant tout un état d’esprit, des valeurs de partage de compétences, d’échanges et d’ouverture. On parle de culture de la collaboration . De l’humain donc . Ou des citoyens plutôt, des appels d’interactions au sein d’une équipe, de services ou d’un groupe.

Associée aux valeurs humaines, on a également étudié les notions de performance et de productivité  : on a collaboré pour partager les compétences, les services et une motivation commune. Les sondés observent que le collaboratif à un impact positif sur les prochains: 

– le partage des connaissances, (pour 69% d’entre eux)

– la productivité des équipes (65%)

– la résolution des problèmes (62%)

– la motivation des salariés (60%)

– ou encore la créativité (59%)

Sur notera malgré tout 15% des français ne sait pas encore en quoi consiste le travail collaboratif.

LES COMPORTEMENTS MANAGÉRIAUX, PREMIER FREIN AU TRAVAIL COLLABORATIF

Qui dit travail collaboratif dit travail collectif et mutualisation d’idées et de travaux. Quid de l’organisation interne et des rapports de hiérarchie dans ce nouveau mode de fonctionnement?  

Pour Julia Pironon, au sein Directrice d’clientèle Ipsos LEAD, «le travail collaboratif is percu Comme sur le positif largement travail au quotidien, s’accompagne d’Une lorsqu’il transformation culturelle et de l’entreprise organisationnelle  ». N’est pas participatif qui veut, moins, sans adaptation structurelle interne. 

Les comportements managériaux et le manque d’adaptation des méthodes de travail. Si vous souhaitez profiter des effets bénéfiques du collaboratif, une remise en cause des méthodes internes est nécessaire. Pour presque 30% des sondés de l’étude, c’est même «la culture trop cloisonnée et rigide de l’entreprise» qui constitue un obstacle majeur.  

Etonnamment, ni le manque d’outils ni le manque de flexibilité des espaces de travail ne représente des obstacles sérieux à la mise en place des pratiques participatives. C’est une histoire d’humains, on vous dit!

LES SALARIÉS LES PLUS ENCLINS AU COLLABORATIF: MILLENIALS, CADRES ET PARISIENS

Au-delà des comportements managériaux qui, sur un vu, peut faire obstacle à sa mise en place, tous les salariés n’ont pas le même rapport au collaboratif. 4 profils ont été identifiés par Ipsos:

  1.             Les salariés en intelligence collaboratif aboutie (23%)
  2.            L’intelligence collaborative en phase initiale (29%)
  3.          Les contraintes (18%)
  4.          Les isol   (19%)

Les salariés en intelligence collaborative sont majoritaires des cadres plutôt parisiens appréciant la culture de leur entreprise. Sans surprise, ils appartiennent à la génération Y, les «millenials».  

Les 2 ème   et 3 ème  catégories regroupent les employés qui exercent des «temps en temps» qui collaborent ou qui sont des «contraintes». Issus majoritairement des professions intermédiaires, son constatent une transformation de leur entreprise est en cours . 

Enfin, la catégorie des employés représentent les salariés peu convaincus par l’impact positif du collaboratif. Ce sont majoritairement des 35-44 ans, ouvriers, essentiellement en Île-de-France (hors Paris) et en province.

ET L’INNOVATION ET LE NUMÉRIQUE DANS TOUT ÇA?

Enfin, les salariés français associent peu le collaboratif à l’innovation ou au numérique. Preuve que cette pratique n’est pas réservée aux startups ou à la French Tech . Point besoin d’outils digitaux développés pour s’y mettre. Pour Julia Pironon, associer le collaboratif à la créativité et l’innovation est peut être le prochain territoire de communication à explorer. 

Cependant, l’étude montre une corrélation avec les taux d’équipement de l’entreprise et du travail collaboratif. Ainsi, des processus internes innovants et numériques ne sont pas obligatoires mais serventont de facilitateurs; rien de surprenant à l’heure de la transition numérique.

Si le collaboratif est en réel progrès, c’est surtout le cas à Paris et en Ile-de-France. Pourtant, ce mode de travail n’est pas réservé à un secteur ou à une activité en particulier. Tous les sondés s’accordent sur le fait que l’entreprise se transforme et renouvelle ses pratiques, mais sans adaptation des comportements managériaux, les nouveaux modes de travail ne s’implanter durablement.

Alors transformons nos rapports pour transformateur l’entreprise!

Amélie MARLIER
Responsable communication & marketing